Seal, ça me saoule

seal-concert-nantes1Ce soir, nous sommes donc allés voir Seal, au Zénith de Nantes. Nous avions particulièrement apprécié son dernier album, Soul. Naïf, je pensais trouver un concert à la hauteur. Quelle erreur ! Je connaissais plus ou moins quelques anciens tubes de Seal, mais sans plus. J’aurais du mieux me renseigner.

Il faut dire qu’avec son dernier album, Seal était particulièrement bien servi par ses reprises de classiques de la Soul, qu’il a par ailleurs vraiment bien interprétés. Car l’homme est tout de même très bon chanteur, avec un timbre chaleureux très agréable. Mais en dehors de ces quelques chansons là, nous avons eu droit à son registre habituel, quelque chose comme de la House. Je ne suis pas franchement doué pour identifier les genres musicaux, mais je vais au moins vous expliquer pourquoi je n’ai pas aimé.

D’habitude, j’aime particulièrement les concerts. La voix des chanteurs est rarement à la hauteur de l’album, et c’est normal, car elle est forcément moins travaillée qu’en studio. Mais ce défaut est en général contrebalancé par la prestation musicale : les musiciens ont plus de liberté,  s’éclatent et font des solos endiablés. Là, rien, nada, que dalle. En gros, on n’entendait que la batterie, à fond. Boum, boum. Ah ça, nos corps vibraient en rythme. Pas le choix. C’est simple, j’avais l’impression d’être en boite de nuit en pleine période disco. En seconde position, le synthé, pour tous les p’tits effets sympas. Quant aux guitares, elles auraient aussi bien pu rester dans leur étui.

Bref, de tout le concert, pas une seule fois la musique n’a brillé par elle-même. Le show tournait essentiellement autour de LA star, Seal, qui aurait tout aussi bien pu chanter sur des bandes enregistrées, en ce qui me concerne. Alors moi, ben je me suis fais chier. Mais c’est de ma faute, j’aurais du me renseigner.

jon-allenPar contre, la première partie fut une découverte et une très bonne surprise en la personne de Jon Allen. Une bonne voix et de la bonne musique, un peu blues, un peu folk, un peu country… Un gars à suivre.

PS : pour l’anecdote, j’ai assez mal vécu la prestation de Jon Allen à cause de ma voisine, une insupportable bavarde qui discutait sans discontinuer avec sa copine, comme devant la télé de son salon. Je n’imaginais pas que l’on puisse venir à un concert et ne pas se taire cinq minutes pour apprécier le spectacle. Mais j’ai fini par comprendre quand Seal est arrivé. C’était une Fan. Une vraie, avec le F majuscule qui va avec, et qui tapait des mains à s’en déboiter les phalanges. Elle ne venait pas pour écouter de la musique, mais pour voir Seal. Sans aucun doute, elle a passé une très bonne soirée, elle.

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Michael Jackson, légende immortelle

Bon, ben voilà. Je ne vous apprends rien : Michael Jackson est mort. Comme dirait mon ami Pifou : pas glop, pas glop.

Michael Jackson, pour moi, c’est avant tout un souvenir. Le souvenir d’une époque, le début de mon adolescence, où je n’écoutais que lui.  J’avais ses albums en cassette, des posters de lui plein ma chambre. J’allais même jusqu’à acheter Black & White, un magazine de fans, intégralement dédié au king of pop. Ouais, ça existait, c’est dingue quand on y repense.

Je ne vais pas faire une critique de son œuvre, il y a des gens qui sont payés pour ça et qui le font très bien. Mais merde, c’était c’est de la foutrement bonne musique. C’était juste un génie. Et comme tout génie qui se respecte, il avait un pet au casque. On peut le regretter, mais aurait-il pondu de telles merveilles en étant sain d’esprit ? Probablement pas.

Michael Jackson était avant tout un type malheureux, qui aura couru toute sa vie après une enfance volée. Il meurt aujourd’hui, 15 jours avant son grand retour sur scène, alors qu’il avait totalement disparu du paysage musical depuis plus de dix ans. Pas de bol ? A moins qu’il n’ait tout simplement pas supporté l’énorme pression sur ses frêles épaules. Peur de ne plus être à la hauteur de sa propre légende ? On en saura plus d’ici quelques semaines, avec les résultats de l’autopsie.

Il est mort. Mais sa légende, elle, continuera de courir pendant des décennies. Qui sait, peut-être même des siècles ! ;-)

thriller-michael-jackson

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Non, la Nature n’est pas en équilibre. Jamais.

En visionnant Home (qu’on ne présente plus), un passage m’a fait bondir. Je vous le retranscris :

La vie, ce miracle de l’Univers, est arrivée il y a presque 4 milliard d’année. Et nous les hommes il y a seulement 200 000 ans. Et pourtant nous avons réussi à bouleverser cet équilibre.

L’équilibre de la nature. Voilà un concept complètement erroné. Loin, très loin de la réalité. Le principe même de la vie est d’être en perpétuel déséquilibre. Alors évidemment, sur l’échelle de nos courtes existences, la nature peut donner une impression de stabilité. A court terme, certes, il y a une certaine autorégulation des populations, qui fait que toutes les espèces vivants dans un écosystème semblent avoir leur place et leur utilité.

Mais en réalité, les êtres vivants, animaux ou végétaux, sont en compétition constante. Sur des temps géologiques, les évolutions, et les révolutions, se dessinent. Depuis 4 milliard d’années, combien d’espèces sont apparues, ont vécu et ont disparu de la surface de la Terre, bien avant l’arrivée du premier hominidé ? Ce n’est pas franchement une preuve d’équilibre, vous ne trouvez pas ?  Même le climat n’a jamais été stable ! Les périodes chaudes et froides se succèdent, naturellement1. Depuis qu’elle existe, l’humanité a traversé deux ères glaciaires.

ice_age_temperature
quelle merveilleuse stabilité…

Je comprends qu’il soit tentant de parler d’équilibre au sein des campagnes écologiques. C’est un concept simple que tout le monde peut saisir. Mais il est faux, et je ne crois pas que ce soit rendre service que de diffuser de telles contre-vérités dans l’esprit des gens.

Ce qui est vrai, en revanche, c’est que l’Homme, par ses activités, modifie les écosystèmes. On l’a vu, ce n’est pas un problème en soi, puisque les écosystèmes évoluent depuis l’apparition de la vie. Mais ces modifications sont beaucoup trop massives, beaucoup trop rapides pour que la nature les assimile en douceur…

Notes :

  1. ce qui ne remet aucunement en cause la culpabilité de l’humanité dans le réchauffement actuellement mesuré []
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Le journaliste doit-il se soumettre à la volonté de son interlocuteur ?

christine-albanel-rtlDans un article d’hier, Numérama fustige RTL, qui se soumettrait un peu trop facilement aux exigences de ses invités. En effet, pour organiser un débat contradictoire avec Christine Albanel, la radio avait d’abord prévu de lui opposer un représentant de l’UFC Que Choisir,  mais le cabinet de la Ministre lui a fait savoir qu’elle ne désirait pas débattre avec ce dernier. RTL s’est donc rabattu sur Philippe Agrain, co-fondateur de la Quadrature de Net. Malheureusement, ce contradicteur fut également écarté, le cabinet de la Ministre faisant part de “ses difficultés avec les associations”. Finalement, c’est un député PS opposé à la loi Hadopi qui sera choisi.

La Ministre de la Culture ne fait certainement pas preuve, en agissant de la sorte, de sa grande capacité à soutenir un débat contradictoire pointu et passionné, en tout cas sur ce sujet. Mais cela ne surprend pas, de la part d’une personne qui trouve qu’Internet, c’est compliqué, c’est tout nouveau1.

En revanche, la conclusion de l’article, signé par Guillaume Champeau, m’a fait tiquer :

Le journalisme ne ressort pas grandi lorsqu’il se soumet aux volontés de ceux qu’il interroge, oubliant par la même ce qu’impose de déontologie le rôle de contre-pouvoir et de lumière de la démocratie dont il aime tant se prévaloir.

Il aurait bien fait de se renseigner 5 minutes avant de conclure de la sorte. Christine Albanel était l’invitée du Journal Inattendu, et dans le principe de cette émission, l’invité est aussi le rédacteur en chef. Du coup, on peut comprendre que la Ministre, en tant que rédactrice en chef, puisse faire des choix…

Quoi qu’il en soit, de manière plus générale, il ne faut pas oublier un détail : la presse n’a de contre-pouvoir que celui qu’on veut bien lui accorder. Le journaliste n’est ni un juge, ni un sergent. Il n’a d’ordre à donner à personne. Si un invité, quel qu’il soit, fait part de son refus de débattre avec une personnalité ou un membre d’organisation, RTL ne peut que prendre acte et revoir le casting en conséquence. Car l’invité, justement, est invité, et non pas convoqué.

Cependant, dans un monde idéal, et pour satisfaire à leur vocation informative, les médias devraient mettre au courant le public quand des tractations de ce type ont lieu. Ça se fait probablement. Parfois. En tout cas, pas avec tout le monde…

Notes :

  1. http://www.lepost.fr/article/2009/06/11/1573138_christine-albanel-internet-c-est-complique-c-est-tout-nouveau.html#xtor=RSS-30 []
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Bruxelles ou Brusselles ?

Depuis quelques jours, j’ai remarqué que les différents journalistes parlant de la capitale belge prononçait Brusselles, avec deux ss, et non pas Bruxelles avec un x. Comme j’aime ma langue, je me suis interrogé. Était-ce encore une particularité parisienne ? Après vérification, voici l’explication donnée sur wikipédia :

En vertu d’une exception de la langue française, son nom se prononce bʁy.sɛl (le “x” se prononce “ss”). En effet, l’orthographe actuelle du nom provient d’une habitude des scribes du Moyen Âge, de remplacer les doubles “s”, comme dans Brussel, Brusselles, par une croix, ce qui n’en modifiait pas la prononciation. Cette croix assimilée au “x” du grec ancien, n’a été prononcée “ks” en français qu’à partir du XVIIIe siècle, sans que cette modification change l’usage bruxellois. Il existe d’autres exemples tels qu’Auxerre (prononcé Ausserre /o’sɛʁ/) ou Auxonne en Bourgogne.

Franchement, ils nous facilitent le transit intestinal, les scribes moyen-ageux. Il y a tout de même une question qui me titille la boîte crânienne. Il me semble que la prononciation officielle des noms propres devrait suivre la même règle que les autres mots de la langue, à savoir évoluer en fonction de l’usage dominant. Et là, franchement, en France, on dit plutôt Bruxelles comme Brukselles, et pas comme Brusselles. Et ça ne date pas d’hier. Enfin je crois. A moins que je ne sois le seul à  avoir l’outrecuidance de prononcer un X comme un X ?

Sondage à prétention représentative de la population française : vous le prononcez comment, vous ?

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