Je suis en train de regarder le dernier plateau d'Arrêt sur Images, et l'invité, Emmanuel Todd, vient de faire une remarque très intéressante. Il nous explique que les USA et la France ont des systèmes de pensée très différents : le système anglosaxon d'une part et latin d'autre part.
Aux USA, la population noire est relativement bien représentée en politique. Par contre, la mixité est quasiment inexistante. Les populations ne se mélangent pas : les mariages entre noirs et blancs sont très rares. En France, c'est l'inverse. Les noirs sont sous-représentés en politique, mais la mixité est beaucoup plus répandue : ce n'est pas du tout un drame, dans un pays comme la France, d'épouser une femme noire.
Juger la situation en France à l'aune de l'élection d'Obama est donc inapproprié : la sous-représentation politique des minorités est un réel problème, mais c'est un paramètre parmi d'autres sur le barème du racisme.
Voilà , Obama est Président des USA. Le rêve américain semble de retour dans les esprits. Nous verrons dans les mois à venir si la réalité est au niveau attendu.
Un soucis, tout de même. Comment définir si une information est négative ou positive ? C'est une notion purement subjective. Si l'on apprend que l'allocation chômage vient d'être augmentée de 25%, ça sera une très bonne nouvelle pour les chômeurs. Mais une très mauvaise pour les actifs qui auront une retenue plus forte sur leur salaire. Si un tremblement de terre vient de dévaster une région de la Chine, ça sera une très mauvaise nouvelle pour tous les humanistes du pays. Mais une très bonne pour tous ceux qui se préoccupent du surpeuplement de la planète. Il y a toujours moyen de voir un bon côté ou un mauvais côté dans une information.
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