
Connaissez-vous les guerres de l’Opium ? C’est un épisode historique dont j’ai entendu parler il y a quelques mois seulement, l’éducation nationale ayant vraisemblablement décidé de faire l’impasse sur le sujet. Et pourtant, ces guerres nous offrent un éclairage intéressant sur la Chine actuelle.
Le commerce de l’opium, ce nouvel eldorado
Cela se passe entre 1839 et 1860. La balance commerciale de pays occidentaux est alors gravement déficitaire. Britanniques et Français cherchent de nouveaux marchés pour leurs marchandises. La Chine est une cible idéale, malheureusement celle-ci est déjà très fermée sur elle-même, auto-suffisante, protectionniste. Les Européens finissent par trouver une faille, l’opium. Autrefois utilisé comme analgésique, les Chinois découvrent qu’ils peuvent s’en servir de drogue. L’opium étant cultivé en Inde, les Britanniques organisent ce commerce très lucratif, qui plombe l’économie locale. En effet les Chinois exportent uniquement leur production de thé, ce qui est loin de pouvoir équilibrer leur propre balance commerciale.
En réaction, La Chine décide d’interdire le commerce d’opium et lutte contre le trafic qui s’organise dans la foulée.
La guerre pour des questions commerciales
Le Royaume-Uni, ne supportant pas de voir disparaitre cette manne financière, déclare la guerre à la Chine, afin de reprendre la main sur le commerce intérieur. En nette supériorité technologique, les Européens n’ont aucun mal à remporter cette Guerre de l’Opium et imposent leurs conditions. Ils gagnent notamment :
- l’annexion de Hong Kong,
- l’ouverture de 5 ports,
- le remboursement des frais,
- ainsi que des avantages commerciaux non négligeables.
Par la suite, Français et Etats-uniens négocient et obtiennent des avantages similaires.
Une dizaine d’années plus tard, rebelote. Les Britanniques, cette fois accompagnés des Français, déclarent à nouveau la guerre à la Chine. Nouvelle victoire, nouvelles conditions et avantages commerciaux.
Où va la Chine ?
On s’en doute, la Chine sort très affaiblie de ces deux conflits. Mais c’est aussi un déclencheur. Cixi, l’Impératrice d’alors, décide qu’il est temps pour la Chine de se moderniser pour arriver au niveau des occidentaux. Le pays s’industrialise, crée des armes, des bateaux à vapeur, des chemins de fer… On connait la suite.
Voilà , à mon avis, qui éclaire d’un nouveau jour la position chinoise dans l’économie actuelle. Autrefois victime des appétits commerciaux des occidentaux, la Chine prend sa revanche en devenant le premier pays exportateur au monde. Et, pourquoi pas, en profiter pour affaiblir considérablement ses vieux ennemis…
Mon résumé des guerres de l’opium est certainement un peu approximatif. Si vous désirez de plus amples détails, reportez-vous aux articles Wikipédia :



La revanche du chinois !
C’est une interessante théorie…
On notera au passage que la couronne de France n’est pô sans reproches, mais que c’est essentiellemnt à la perfide Albion que nous devons la sournoisie obséquieuses des Hans !
(Hans se prononce comme Ânes, pas comme le prénom allemand, même si on doit conservé le hash…pardon le « h » aspiré … sinon ça veut rien dire)
Comme quoi l’anglais est fourbe, et est bien notre enemi héréditaire (même si j’écoute Queen,les Rolling Stones, et Muse…)
Quand au rôle des états uniens en chine, on mentionera le célèbre « Les 55 jours de Pékin », de Nicolas Ray; film hautement propagandiste à la gloire de la banière étoilée, mais bon, comme ya par ailleurs Ava Gardner* (qui n’est pô la fille du jardinier parce que sinon je le saurais!) cela rachète un peu l’histoire (avec un petit « h », pour celle avec un grand « H », les occidentaux ce sont conduits comme des sagouins, celon le bon vieux modèle du « je peux t’exploiter, je vais pô me gêner! » Donc, comme d’hab’ !)
* Ava Gardner c’est quand même de la bombasse non ?