je viens de lire un article d’Arrêt sur Images, signé Alain Korkos. Le journaliste (après vérification, le chroniqueur[1]) nous présente la dernière opération comm de Danette : son partenariat avec l’équipe de France de football. Pour l’occasion, la marque a étiqueté ses pots de crème avec les visages des joueurs.
Alain Korkos s’offusque des choix[2] :
- Pour les saveurs chocolat, expresso, praliné : Thuram, henry, Viera, Anelka, etc.
- Pour les saveurs vanille, chocolat blanc, caramel : Ribery, Coupet, Domenech (oui, il n’est pas joueur, mais il est là quand même)

Vous avez pigé le truc ? Il y a une concordance entre la couleur de la crème et celle des joueurs sur l’étiquette. Et le journaliste, stupéfié (selon ses propres termes), crie au racisme. Enfin, pas directement. Il compare cette opération avec Banania et son fameux tirailleur sénégalais. « Y a bon Banania », vous vous souvenez ? Là oui, il y avait du racisme dans l’air, et la marque a d’ailleurs retiré ce visuel de ses publicités.
Mais là , doit-on parler de racisme ou d’humour ? Personnellement, cette concordance, elle me fait sourire. Devrais-je plutôt être choqué ? Est-il répréhensible de constater que la peau d’un individu est noire, blanche, jaune ou rouge ? « Ah bon, Thuram, il est noir ? Oh, vous exagérez… Il est juste un peu bronzé non ? »
Oui, les gens sont tous physiquement différents. Les femmes sont différentes des hommes, les enfants sont différents des adultes, les africains sont différents des asiatiques. Et alors ? L’expression de cette différence signifie-t-elle que l’un est supérieur à l’autre ? Quand ma copine me parle d’une de ses amies et que je lui rétorque « ah oui, la blonde ? » Je n’ai pas d’arrière pensée sur l’éventuel QI minimaliste de la fille, j’essaye juste de l’identifier. Si elle était noire, je dirais « ah oui, la noire ? », évidemment sans aucune considération raciale.
Mince, ce genre de bien-pensant m’exaspère. J’expliquerais sa réaction par un sentiment de culpabilité historique, qui est présent chez pas mal de gens je pense.Le racisme est tellement ancré dans notre histoire, avec la colonisation et l’esclavage, que la moindre évocation d’une différence est désormais montrée du doigt. Je me demande, parfois, si ceux qui voient du racisme partout ne refoulent pas eux-même une certaine tendance à la xénophobie.
Je terminerais en citant un grand penseur du 20e siècle : « On peut rire de tout, mais pas avec n’importe qui » (Pierre Desproges).
Notes
[1] Quelle est la différence entre un chroniqueur et un journaliste ? Un chroniqueur est amené à rédiger des articles pour un journal, mais il n’est pas journaliste. C’est un spécialiste du domaine dont il traite. Cela dédouane-t-il le chroniqueur de vérifier ses sources avec le même sérieux qu’un journaliste ? D’autant que la barrière est mince : bien souvent, des journalistes tiennent des chroniques, ce qui participe à maintenir le flou général.
[2] il s’est avéré que ces choix n’en étaient pas. la concordance des couleurs relevée était un pur hasard, les étiquettes étant collées aléatoirement.



Je ne sais même pas s’il s’agit de culpabilité.
Récemment, une amie blogueuse s’est fait descendre en flammes pour avoir employé l’expression poétique de « aisselle de gouinasse » dans un post, il y a 2 ans de ça. Bien que tout le reste de son blog témoigne de son humour et de son ouverture d’esprit, elle a été jugée et exécutée en place publique en moins de temps qu’il n’en faut pour dire « Gillette Vénus ».
Le moindre mot, la moindre allusion à une différence est immédiatement critiquée sévèrement. C’est plus que lourd.
Le pire est que cette polémique stupide à propos de Danette risque de prendre de l’ampleur et contribuer ainsi un peu plus à l’ultra-politiquement correct.
C’est à mourir de rire.
Sans être partisan de la discrimination positive, je pense qu’il faut se réjouir des différences qui font l’originalité de chacun.
Mmmh, je me ferais bien une crême couleur Trézéguet…
Mais où est-ce qu’elle a bien pu passer ?
Je viens de voir qu’Alain Korkos a édité son billet pour reconnaître son erreur. Je trouve sa façon de faire pour le moins maladroite. Quand on s’est planté à ce point-là , on supprime le billet ou on rajoute la correction dès le début. Combien d’ultra-inflammables ne liront pas jusqu’au bout et reprendront l’erreur sans la vérifier plus avant ?
En effet, il aurait du éditer le début de son billet pour dire que ce qui suivait n’était plus valable.
D’ailleurs, je suis sidéré par sa remarque :
Ce monsieur est journaliste, et il n’a pas été fichu de vérifier son hypothèse auprès de Danone. Il a fallu que ce soit un lecteur qui le fasse. Consternant ! Ce n’est pas du travail de journaliste ça, c’est du travail de … blogueur.
Oh mon Dieu ! S’aventurer dans un supermarché pour vérifier si ses dires sont avérés !! Mais tu n’y penses pas !! Ses frais ne seraient pas remboursés, c’est inimaginable qu’il les paye de sa poche. Il préfère affirmer sans savoir.
C’est quoi ce mot, déjà ?… déonlogotie… non… déontilogue… ah zut, ça ressemble à un truc comme ça…
y’a bon banania !
sachant le rôle de Danette dans notre alimentation, nous somme fière du partenariat entre l’équipe de france de football et cette entreprise car les produit de danette sont très énergétiques.
ARRETER avec votre racisme a 2 balles. Y’en à marre le racisme ne va pas toujour dans le même sens !!!! vous me comprendrez !!!!!!!
En voilà un qui n’a visiblement pas lu l’article.