Aujourd’hui, sur le site « la rédaction vous répond« , une certaine Jacqueline faisait la remarque suivante :
Serait-il possible de demander aux journalistes et surtout aux présentateurs de journaux de prononcer correctement AUJOURD’HUI qui ne se prononce pas AUJORD’HUI.
Merci beaucoup.
Jacqueline
La requête de cette dame est légitime, elle a parfaitement raison en théorie. Seulement, ce n’est pas si simple… Pour commencer, tous les Français ne prononcent pas les mots de la même manière en fonction de leur région d’origine. J’écoute régulièrement France Inter et j’ai noté une curieuse prononciation chez plusieurs journalistes de cette radio : les é en fin de mots se transforment en è. Par exemple, il n’est pas question de « parachute doré » mais de « parachute dorè ». J’ai dans l’idée qu’il s’agit d’une particularité parisienne. Eh oui, même les Parisiens ne sont pas à l’abri d’un certain régionnalisme linguistique !
Mais même en mettant de côté les accents, n’oublions pas que la langue évolue continuellement. C’est le cas par exemple du mot évènement. Jusqu’à peu, il fallait écrire événement. Mais au fil du temps, la prononciation de l’accent aigu a basculé en accent grave (les parisiens n’y sont probablement pour rien cette fois), et l’Académie Française a fini par prendre en compte cette nouveauté : les deux orthographes sont désormais valides. Il s’agit probablement d’une transition avant l’adoption définitive de l’accent grave, quand l’usage ne sera plus hésitant entre les deux.
Il est bon, certes, d’avoir des « gardiens du Temple » pour défendre le français contre les fautes de langage. Ces dernières sont malheureusement trop fréquentes à l’oral, et jusqu’aux plus hautes sphères de l’Etat, si vous voyez ce que je veux dire… Mais en ce qui concerne la prononciation et l’orthographe qui en découle, la langue évolue : par la force des choses, plus de gens prononcent différemment, plus cette différence devient la norme. Aujourd’hui pourrait donc très bien finir par s’écrire aujord’hui, s’éloignant par la même occasion du mot « jour », qui lui continuera à se prononcer et à s’écrire de cette manière. Est-ce un mal ? Non. D’ailleurs le mot tel que nous le connaissons est lui-même un dérivé. Extrait du dictionnaire de l’Académie Française :
Contraction de à le jour d’hui, renforcement de la forme de l’ancien français hui, hoi, « le jour où l’on est », du latin hodie, « en ce jour »
Pour ceux qui ne voient pas à qui je fais référence au sujet des erreurs de français dans les hautes sphères de l’Etat, voici une vidéo explicative :
http://www.dailymotion.com/videox8so72
Moi le premier, je fais de multiples fautes à l’oral. Mais quand on est un homme politique habitué à faire des discours et à parler en public, quand on est le premier des Français, c’est un problème. Vous ne trouvez pas ?



Hello,
Très bon article. Il est toujours utile de rappeler que toute langue (ou variété linguistique, pour être plus précis) est en évolution constante. Ce qui rend parfois difficile la distinction entre erreur et particularisme (régional, générationnel, etc.).
Pour la prononciation, c’est sur les voyelles qu’on retrouve le plus de différences, notamment sur les «é»/«è», les différents «o» et «eu», ou encore sur les voyelles nasales («an», «in», «on»). Pour les «o» et les «eu», il n’y a pas de règle absolue qui permet de savoir quelle prononciation adopter en fonction de l’orthographe, ce qui facilite les divergences.
Enfin, rappelons que le parisien est lui aussi un particularisme régional. Le concept même de «français standard» n’est pas loin d’une vue de l’esprit.
Merci Florent. Concernant les parisiens, on pourrait penser que le melting-pot dû à la présence massive de provinciaux empêcherait l’apparition de particularismes linguistiques, mais il doit y avoir des poches de résistances à l’envahisseur.
Les langues vivantes admettent tout les mots nouveaux contrairement aux langues mortes.
Les mots différents ne sont pas intégrés à la langue officielle dès leurs prononciations.
La prononciation possède aussi ses règles strictes ( un nom propre n’a pas d’orthographe mais une prononciation ), il n’y a pas de particularisme régionale mais un patois. Il s’agit donc d’une réelle ‘langue’ avec son vocabulaire propre et non une prononciation déformée d’une norme mal assimilée… ou d’une ‘évolution’…
L’argot n’est donc pas admis dans les pays latins contrairement aux pays anglo-saxons comme une langue; malgré les efforts continuels de ( étrangers, chansonniers, linguistes … ) beaucoup de professionnels dont l’éducation nationale.
Le langage de journaliste est couramment appelé charabia ou baragouin. Preuve, s’il en est, de leur faible niveau.
La langue est l’un des rare moyen accordé pour se défendre, le terme melting pot ( fable littéraire, utopie ) – USA – n’est pas approprié ici ni sur l’Europe.
Sark-osy et consorts ne sont pas français, ni latin d’ailleurs …
² le particularisme français est refusé par les instances européennes, l’orthophonie désigne les règles de prononciation.
Ben alors…
On a pô de chance !
Par contre… pour les noms propres, Rikko prtends 2K quand même… J’dis ça, j’dis rien…
ah…monsieur rikko…
donc rikko [- avec deux K- ]…
(le masculin de rikka comme dans rika zarai ?)
sarkosy(arabe)… allegre(arabe)… segolene royal(senegal)) … balladur(turque)… barre(hongrois)… straus-kahn(viet-nam)… fabius(israel)… dati(…)… aubry-delors(allemande)… bauvais(luxembourg)…
Moi, je ne comprends rien à leurs français…
Non, c’est juste que Rico, Riko et Ricco étaient pris !
ah monsieur rikko…
Milles excuses…