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Deux ou trois choses que je sais d’elle

Vous avez déjà entendu parler de Dominique Cantien ? Personnellement, je ne connaissais pas cette femme avant ces dernières semaines. Madame Cantien est productrice de télévision. Mais à vrai dire, son métier, on s’en fiche pas mal. Non ce qu’il faut savoir sur cette personne, c’est qu’elle a partagé la vie de deux figures importantes de la vie politico-médiatique française : Philippe Douste-Blazy et Nicolas Hulot. Quelle chance n’est-ce pas ? Et figurez-vous qu’elle va publier, en septembre prochain, un livre, intitulé « deux ou trois choses que je sais d’eux », où elle balancera des anecdotes sur ces deux illustres anciens compagnons.

Bien. Alors à mon tour de balancer. Parce que je n’ai certes pas partagé la vie de cette chère Dominique, mais je sais tout de même deux ou trois choses, moi aussi. Première chose, elle et son éditeur n’ont aucune imagination. En cherchant des infos sur son bouquin, je suis tombé sur ceci et cela. Le premier est un livre d’Anne Sinclair paru en 97, le second est paru en 2010. Leur point commun ? Exactement le même titre… Bon, passons. Être en panne d’inspiration, ça arrive.

Seconde chose que je sais d’elle : elle semble prête à tout pour se faire de l’argent, même à la plus vile des trahisons. Je dis « elle semble », parce que, si ça se trouve, elle s’est entendu avec Douste-Blazy et Hulot sur les passages à dévoiler. Peut-être, qui sait. Mais allez savoir pourquoi j’ai l’intuition que non ! Ce que je sais, c’est que répandre publiquement des anecdotes croustillantes sur la vie privée d’anciens amours, dussent-ils être des hommes publics, c’est détestable. Ce que je sais, c’est qu’acheter et lire un bouquin pareil, c’est du voyeurisme.

La vie de couple, à mon sens, est quelque chose de sacré, basé sur la loyauté et la confiance mutuelle. Les hommes et les femmes en général, mais en particulier ceux qui vivent sous le feu permanent des projecteurs médiatiques, doivent pouvoir confier leurs doutes et leurs secrets à leur compagne ou compagnon sans crainte de voir tout cela déballé au grand jour.

Bref, un mot me semble parfaitement convenir à la situation : pitoyable. Je suggère fortement à Stéphane Ferrara, qui partage actuellement la vie de cette femme, de lui faire signer une clause de confidentialité !

Un commentaire pour : « Deux ou trois choses que je sais d’elle »

  • Effectivement, je suis d’accord, et pitoyable n’est pas encore un mot assez fort…
    Les anglais disent « Pathetic », ce qui est un mélange de pathétique, pitoyable et méprisable…
    Ça lui va bien !

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  • Il faut aussi se poser une question : si de tels livres sont publiables, c’est qu’il y a un public. Cela tombe à pic avec le remue-ménage qu’apporte l’affaire DSK sur la vie privée des politiques.

    Une toute petite faute : « voir tout cela déballer au grand jour. »

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  • @Paul: Oui, malheureusement, il y a un public pour le voyeurisme. Mais vu le succès des téléréalités, ça n’étonnera personne.

    Rah merci pour la faute, elle est horrible !

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  • Cette faute te sera pardonné , ô orange outange de nos amis !

    Car il est vrai que plutôt (comme le chien) que le déballllllllage, y-celui le simiesque camarade est un seducteur accompli ! En général il emballlllle ! (surtout pendant la période de noël)

    D’où la méprise… forcément !

    Sinon, je ne vois pas ce qu’il y a de mal à dire du mal des gens, cela nous permet de nous rapeler que nous avons une moralité, une éthique et un coupé sport pour les plus chanceux d’entre nous !

    Si Dominique Cantien détiens des informations croustillantes, elle se doit de les révéler… Comme Jules Ferry… pardon, comme Luc Ferry Boat !

    @ Kompozitor : merci pour ce rappel de la shakespear langue dont la subtilité échappe généralement au moins bilingues d’entre nous !

    @ Paul : et oui, il y a un public, pour toutes sortes de chose… Et nous en faisons partie puisque nous y réagissons… En montrant notre dédain pour le sulfureu, nous faisons d’un gribouillage sans intérêt un « brûlot sulfureu »… Alors que bien entendu et en toute objectivité, nous ne l’avons pas lu… Je suppose donc qu’y-celle la rédacteuse va nous remercier de la promo gratuite que nous faisons à son ouvrage qui n’en mérite probablement pas autant.

    Ne devrions nous pas rester de marbre face à de telles stupidité editoriales ? Restons sourds aux fangeuses sirènes de ce type de bêtise est, à mon avis, le plus sûr moyen de ne pas rendre cette déjection « tendance » !

    @ Julien poil aux mains : Je trouve ton raccourci un peu rapide, la télé réalité consiste à rendre célèbre des gens qui ne le sont pas, et n’ont la plupart du temps aucune raison de le devenir. Il ya donc mouvement de l’ombre vers la lumière.

    Dans le cas du livre, il s’agit de personnes déjà dans la lumière, qui ne retournerons pas dans l’ombre pour si peu !

    CQFD : ce type de livre à donc encore moins d’intérêt que la télé réalité d’un point de vue entropique… c’est dire !

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  • Alexandre A, le 16 juin 2011 à 12:27

    Ça me paraît bien virulent comme critique d’un livre que l’on admet n’avoir pas lu…
    A quand les jugements de CD sur simple vision de la jaquette et les descentes en flamme de films en se basant sur leurs affiches ?
    M’enfin, c’est mignon de candeur que de s’indigner ainsi,
    Bonne continuation !

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  • @ Alexandre A : tu as oublié les idées préconcues à propos des utilisateurs de Koalas comme avatars !

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  • @Alexandre A: Où est la candeur ? Le principe de déballer les détails d’une vie commune est détestable. Cela dit, il est évident que je reviendrai sur mon article au cas où ce que j’ai lu dans des articles de presse ici ou là n’était pas avéré au moment de la publication du livre.

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