Ah les westerns ! Pour ceux qui l’ignorent, je suis un fan inconditionnel de westerns. Enfant, je ne loupais pas une diffusion de « la Dernière Séance », avec Eddie Mitchell qui nous faisait partager sa passion pour les westerns hollywoodiens des années 50. Mais ceux-là ne valent pas, à mes yeux, le travail de Sergio Leone dans les années 70, avec ses westerns spaghettis (c’est à dire italiens).
Des chercheurs britanniques viennent de confirmer mon impression : les westerns italiens sont plus réalistes que leurs cousins américains. En tout cas, en ce qui concerne les duels. Explications.
Vous l’aurez sûrement remarqué, le cinéma hollywoodien a une forte tendance au manichéisme. Les gentils sont gentils, les méchants sont méchants, il n’y a pas de demi-mesure. C’était déjà le cas à l’époque des westerns. Dans les duels, le héros ne dégainait jamais le premier. Pour rester un gentil, il fallait qu’il réagisse à une agression : le méchant devait donc dégainer le premier. Seulement, il devait également mourir… Le gentil était donc capable non seulement de rattraper son retard mais aussi d’être encore plus rapide, pour tirer le premier et faire mouche avant son adversaire.
Des scientifiques de la Royal Society de Birmingham ont réalisé de multiples simulations de duels et ont constaté qu’effectivement, l’exécution du geste est plus rapide en réaction à un stimulus plutôt qu’à une décision délibérée. Le héros, qui voit le vilain sortir son arme, dégaine donc plus vite. Le gain de vitesse, calculé, serait de l’ordre de 21 millièmes de seconde. Yeah ! John Wayne, avalisé par la science ? Eh bien, non. Car il faut laisser le temps au stimulus d’arriver au cerveau, ce qui prendra environ 200 millièmes de seconde.
Le héros américain va certes dégainer plus vite que son adversaire, mais le gain de vitesse ne lui permettra jamais de rattraper son retard. Dans la réalité, le méchant sortira victorieux du duel, simplement parce qu’il aura dégainé le premier. Dans les westerns spaghetti, le héros, doué d’un sens aigu de la conservation, dégainait généralement le premier et tuait donc son adversaire grâce à la rapidité de ses prises de décision, et non grâce à un talent surhumain de dégaineur rapide comme l’éclair.
Résultat des courses : Clint Eastwood remporte son duel contre John Wayne, ce dont je n’ai jamais douté. Mais je me demande si la musique d’Ennio Morricone n’y est pas un peu pour quelque chose :
http://www.dailymotion.com/videox2fjbfSource : Pour rester en vie, le cow-boy doit forcément tirer en premier



« Il y a deux types de personnes,ceux qui on un revolver chargé et ceux qui creusent. Toi tu creuses, moi je tiens le revolver. »
Et voilà j’ai envie de le revoir, t’as réussit
Hé hé, cultissime !
Je suis tombé un jour sur une émission parlant de la reconstitution d’une ville de l’époque « western » US ou tout avait été refait de façon à être le plus fidèle possible à l’époque.
La personne « jouant » le rôle du Shérif expliquait en gros comment les agents de la loi agissaient quand ils étaient confrontés à un criminel dangereux :
1 – Ils prenaient la carabine ou le fusil, mais jamais ou presque le pistolet.
2 – Ils ne prenaient aucun risque et essayaient d’abattre le méchant si possible de loin et de dos.
On est très loin du « duel » si cher aux films de westerns.
Un bon film pour se faire une idée de cette « ambiance » est Tombstone qui raconte de façon plus réaliste encore que « Wyatt Earp » l’histoire des frères Earp.
En effet, je crois me souvenir qu’ils portent essentiellement le fusil, dans Tombstone. Très bon film, avec un Val Kilmer inoubliable dans son rôle de Doc Halliday.
Dans le genre western réaliste, il y a également la série Deadwood, qui n’a malheureusement duré que 3 saisons.