Le Journal du Dimanche a interviewé la mère d’Elise, Irina Belenkaya, emprisonnée en hongrie. Selon cette dernière, quand elle s’est approchée de l’enfant, déguisée avec une perruque, le père l’aurait menacée avec un pistolet. Deux passants auraient alors pris sa défense1 :
Deux hommes passaient par là – je ne les connaissais pas -, ils ont pris ma défense. Ils se sont interposés, se sont battus avec M. André. Pendant ce temps, j’ai pris ma fille par la main et je l’ai fait monter dans la voiture. J’ai démarré et je me suis adressée en français aux deux hommes, en leur disant : « Montez, montez ! » Ils sont venus. Je les ai laissés dans le centre de Montpellier. Depuis, je n’ai pas de nouvelles d’eux. Je ne sais pas comment ils s’appellent.
Vous y croyez ? Pour ma part, je trouve cette version très peu crédible. D’abord, la première chose improbable, c’est que deux passant tabassent un homme muni d’un pistolet. De ce que je sais de la population urbaine, quand quelqu’un se fait agresser, rares sont les passants qui interviennent. Alors quand l’agression se fait arme à feu à la main… Deuxième chose improbable, qu’une femme accompagnée de sa fillette invite deux inconnus à monter dans sa voiture. Certes, ils venaient de lui sauver la mise, mais tout de même.
Pour que cette théorie soit crédible, il faudrait mettre de côté deux sentiments humains prédominants : la peur et la méfiance envers autrui. Enfin si ça se trouve l’héroïsme et la confiance ont réussi à prendre le pas dans cette histoire. Allez savoir ! Maintenant, laissons place au doute et à la présomption d’innocence : la justice nous dira ce qu’il en est.
Notes :








