
Cette nuit, j’ai beaucoup sué. Certes, il faisait chaud, dans notre chambre sous les toits mal aérée. Mais pas plus que d’habitude. Et pourtant, il fallait bien se rendre à l’évidence, j’étais trempé.
Tiens, c’est curieux, je sue du torse maintenant ? Ploc ! Hum… Il est 4h du matin, j’allume la lumière, et je constate ce que l’évidence m’a fait soupçonné : le toit fuit. Ploc ! Du goutte à goutte, juste au dessus du lit, pile sur moi. C’est heureux ! Au moins le sort aura eu la décence de s’acharner de telle façon que je puisse m’éveiller et trouver une mesure adéquate. J’ai donc passé une bonne partie de la nuit sur le bord du lit, avec une bassine à mes côtés. Oh, un détail, à ce sujet. Du goutte à goutte dans une bassine, ça ne fait pas juste Ploc ! mais PLOC ! Si ça doit vous arriver un jour, faites comme moi : placez y une serviette. Ça amortit.
Pour ceux qui n’étaient pas là en avril, ceci est la suite logique de l’article Déménagement : les joies du neuf, et plus précisément de la rubrique « les vices cachés mal cachés ». Entretemps, nous avons également eu une fuite dans le bureau. « Ce sont les joints du vasistas », nous a expliqué l’artisan responsable de tous nos maux. « Rassurez-vous, il y a très peu de chance que ça se reproduise, il faut vraiment qu’il pleuve d’une certaine façon ». Mais bien-sûr. Je vais prier la déesse Ifni1 pour que le hasard accepte de ne pas noyer mon outil de travail. Notre insistance a payé et il a fini par revenir, un matin. Je bossais dans le bureau, le vasistas entre-ouvert, et j’ai entendu marcher au dessus de ma tête. Il a fermé la fenêtre et a fait ce qu’il avait à faire, sans bonjour ni merde. L’ambiance !
Cet été, après que Marie-Anne eut tiré de l’eau dans le cellier pour arroser les fleurs, le robinet s’est mis à tourner dans le vide, refusant de se fermer. « La cinquième Colonne vaincra ! »2 nous a-t-il lancé dans un souffle agonisant et inaudible pour nos pauvres oreilles affolées. Le temps de couper l’arrivée d’eau, nous pataugions en plein marais. Robinet complètement usé après 4 petits mois de service, je vous laisse imaginer la merde en plastoc installée là par notre artisan préféré…
Le responsable de la « rénovation » de cette ancienne grange risque d’avoir chaud aux fesses, cette fois. Pour la petite anecdote, sachez qu’il est spécialisé dans les piscines. Inondation dans le cellier, pluie qui traverse le toit, fuites autour de la douche… Comme me l’a fort justement fait remarquer un ami, je crois qu’il nous prépare le terrain pour une piscine olympique.
photo : reway2007
Notes :



Augmente en moi, Seigneur, ce grand sentiment d’humidité !
;P
PS : sérieusement, je compatis, c’est le genre de chose qui me mettrais hors de moi…
Notre compassion est une grande compassion à la face du tout puissant.
Notre conseil : demande à la mairie si tu peux être connecté au réseau d’eau déshydraté. Ainsi, tu n’as plus qu’à prendre l’eau déshydratée au robinet et y ajouter de l’eau liquide pour obtenir de l’eau mouillé (à peut près 1 litre pour obtenir un mélange d’à peu près 1 litre). Cela évitera à l’avenir les problèmes de robinets/fuites/innoçndation/piscine olympique(quoique ceux-ci fasse la gloire de nos écoles depuis des lustres !)
D’aucuns, esprits chagrins relèveront que le réseau d’eau déshydraté ne te protègera pas des intempéries ! C’est vrai, même si c’est une remarque que je trouve personnellement assez mesquine… Passons…
Notre conseil : utilise l’eau des intempéries pour réhydrater l’eau déshydratée qui « coulera » de tes robinets, créant ainsi un schéma eau/eau, véritablement très proche d’une solution win/win. Cela nécessite un peu d’organisation, mais je te sais suffisament cervicalisé pour trouver une idoine solution.
A propos d’y-celui l’artisan, il y a probablement des moyens lego à mettre en oeuvre.
Notre conseil : l’attacher solidement, le bombarder de briques lego jusqu’à qu’il donne la combinaison de sa carte bleue… se servir copieusement sur y-celui le compte bancaire du malandrin au proffessionnalisme aussi douteux que mon orthographe ! Abandonner les restes du dit artisan aux fourmies rouges, après l’avoir duement enduit de miel liquide. (c’est plus facile à tartiner le miel liquide).
On trouvera des fourmis rouges dans toutes les bonnes animaleries sub sahariennes pour peu que l’on se donne un peu de mal…
Sinon… tu peux toujours déménager !