ce singe vous regarde
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l’ADN et les bio-ordinateurs : prudence…

Des chimistes japonais ont synthétisé une forme artificielle d’ADN qui permettrait d’avancer d’un pas vers la création de bio-ordinateurs. Ces ordinateurs biologiques auraient des capacités de calcul et de stockage sans commune mesure avec les ordinateurs actuels.

Ça fait rêver… Mais ça fait également peur. Toucher à l’ADN, c’est toucher à la vie. Au delà des considérations éthiques sur le respect de la vie, qu’est-ce qui empêcherait cette vie d’évoluer ? Je ne sais pas exactement comment ces bio-ordinateurs sont censés fonctionner, mais a priori, l’ADN a besoin d’être dans une cellule vivante…

La musique du sang Voilà qui entre en résonance avec un livre de Greg Bear que je suis en train de dévorer : la musique du sang. Il s’agit d’un biochimiste qui faisait des expériences sur des lymphocytes[1] intelligents. Le laboratoire l’employant ayant découvert ses recherches contraires à son éthique, le chercheur est renvoyé, avec ordre de détruire les cultures de cellules. Ce qu’il fait… sauf pour les plus abouties, qu’il décide de s’injecter dans le but de les récupérer plus tard[2]. Mais l’homme ne retrouve pas d’emploi, donc pas de laboratoire, donc aucun moyen de récupérer le fruit de son travail. Entretemps, les cellules intelligentes évoluent, apprennent à maîtriser son corps et le transforment de l’intérieur. Puis elles arrivent en contact avec son cerveau, comprennent de quoi il s’agit, et entrent en communication avec lui…

Cela peut paraitre farfelu. Et pourtant… Les questions soulevées par ce livre sont bien réelles, basées sur une réalité de la recherche scientifique. Ce type de science-fiction est beaucoup plus proche des problèmes contemporains que le space-opera qui l’a popularisée. Tout cela pourrait très bien arriver dans 10 ans…

AbyssesParallèlement, cette histoire me fait également songer à Abysses, de Frank Schätzing. Dans ce livre, qui fait l’objet d’un de mes billets sur la Gaïasphère, l’Humanité découvre qu’elle n’est pas seule sur Terre. Qu’elle partage la planète avec une forme de vie intelligente, vivant dans les abysses, basée sur des unicellulaires collaboratifs.

Ce type de crainte est donc dans l’air du temps. La manipulation de la vie est nécessaire à sa compréhension. Mais si toutes les précautions ne sont pas prises, nous pourrions très bien perdre le contrôle de nos expériences…

Source : De l’ADN artificiel pour de futurs bio-ordinateurs

Notes

[1] les cellules du système immunitaire

[2] pour les plus scientifiques d’entre vous, il s’agissait de lymphocytes issus de son propre sang, ce qui explique que ces dernières ne soient pas exterminées par leurs collègues, bien que les modifications subies auraient pu les faire paraitre comme des corps étrangers

Un commentaire pour : « l’ADN et les bio-ordinateurs : prudence… »

  • Ca me fait penser à un film ou un épisode de série télé, j’ai oublié ce que c’était précisément. Le héros avait des cellules qui amélioraient son corps, le réparaient automatiquement, etc… Il finissait par se retrouver avec des yeux derrière la tête.

    (entre nous, n’importe quel adulte responsable qui devient parent, découvre très vite qu’il lui pousse des yeux derrière la tête…)

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