Je vous ai parlé dans le billet précédent du livre d’Hubert Reeves, chroniques du ciel et de la vie. Je viens d’y lire une chronique intitulée « le retour de loups », et je ne peux m’empêcher de vous en fournir un extrait (en apportant une correction : le parc de yellowstone n’est pas en californie mais à la frontière de trois états, l’Idaho, le Montana et le Wyoming) :
On a introduit il y a quelques années, dans le parc de Yellowstone, en Californie, une vingtaine de loups provenant du Canada.
Les effets de cette réintroduction ont été hautement bénéfiques à la faune et à le flore. On a d’abord constaté une diminution du nombre de wapitis, un grand cerf dont les populations excessives provoquaient de graves dommages à la nature. Des plantes dont ces animaux broutaient à l’excès les jeunes pousses sont réapparues, en particulier les peupliers dans les vallées. Les fleurs de montagne foisonnent à nouveau sur les coteaux où elles attirent de nombreux papillons pour les butiner. Les chants de plusieurs espèces d’oiseaux depuis longtemps inaudibles se font également entendre. Et les castors, qui avaient déserté le parc – vraisemblablement à cause de l’absence de leurs plantes favorites -, construisent à nouveau des barrages auprès desquels de nombreux organismes aquatiques ont ressuscité.
A côté de ça, on tue les loups en Isère… C’est le grand problème contemporain de la biodiversité. L’éradication des prédateurs entraîne systématiquement une prolifération des populations autrefois régulées par ceux-ci, la plupart du temps des brouteurs, qui détruisent par leur présence massive les habitats de quantité d’espèces…


