Petite leçon de langue française. Edward, britannique francophile, s’est indigné auprès du SAV de TF1 de l’utilisation de l’expression « piratage en mer » par Claire Chazal. En effet, le terme de piratage est un mot nouveau apparu au 20e siècle, et qui désigne l’activité de contrefaçon d’une Å“uvre ou d’une invention, ou plus spécifiquement une intrusion illicite dans un système informatique.
Le mot piraterie, quant à lui, date du 16e siècle et désigne l’activité du pirate. Son sens est plus global et peut donc s’appliquer aussi bien aux domaines maritimes, aériens, informatiques ou commerciaux.
Selon le dictionnaire de l’Académie Française1, on peut donc parler de piraterie informatique, mais en aucun cas de piratage maritime. Voilà , c’était un petit bout de connaissance pour briller en société (ou passer pour un affreux pinailleur, vous verrez bien).
PS : hop, j’en profite pour inaugurer une catégorie Culture sur le blog. Je vais tâcher d’aller retrouver les quelques articles déjà parus qui pourraient l’intégrer.
Notes :
- http://www.academie-francaise.fr/dictionnaire : on a de la chance, la version en ligne se termine à plébéien [↩]



Confiture, quadrature, fermeture, ouverture, torture, structure, voiture, peinture, toiture, clôture, couverture…
C’est pour rimer avec culture et briller moi aussi !
Quoi ? Tu nous dis que la langue française évolue et que c’est donc une langue vivante ?!
C’est un scandale !
Affreux pinailleur.
@Delphine : Pis rature aussi ?
@Biodam : Ah bon, j’ai dit ça ? Quelle horreur !
ps :
Le lien de causalité est en fait le suivant : la langue française est vivante donc elle évolue.
ps bis :
Non je ne pinaille pas.
Lien de causalité inversé : une langue qui n’évolue plus est une langue morte.
On continue ? :p
Rah, tu me fais pinailler !
(Prends sa pipe, ses grosses lunettes, une chemise à carreaux, un vieux bouquin, et un air abruti).
Nous sommes là confrontés en réalité, n’est-ce pas, à un problème de sémantique.
En fait une langue vivante est une langue tout simplement employée, n’est-ce pas, par des locuteurs contemporains. Cet emploi actif modifie ardemment une langue dans son vocabulaire, sa conjugaison, sa grammaire et même, n’en déplaise à certains, son orthographe.
Ceci s’oppose, n’est-ce pas, à une langue morte qui par définition n’est plus usitée et qui – tadam, lien de cause à effet spécial – donc n’évolue plus.
Hum… Un détail cependant, cher professeur. La conjugaison et la grammaire forment des règles bien établies qui n’évoluent que très lentement. Et c’est préférable, car elles sont la base de la langue, le socle sur lequel elle se repose et qui lui permet d’user de plus de liberté quant au vocabulaire et à l’orthographe.
Le problème est de distinguer une faute de langage et une évolution de la langue. A savoir si seule Mme chazal utilise le terme piratage maritime ou si tout le monde le fait.
Je pense que ceux qui font cette erreur sont encore suffisamment minoritaires pour que cela reste une erreur. Tu le dirais toi, piratage maritime ? Moi ça m’arrache la mâchoire
Mais c’est normal mon cher Mimije, nous sommes de vrais pirates nous!