Cette vidéo, que vous pouvez voir à la fin de l’article, date du Mondial de l’Automobile 2008. Le sujet : les hôtes et hôtesses qui accompagnent les différents modèles de voiture sont-ils des hommes et femmes-objets ? La vidéo commence avec le commentaire enjoué de Carlos Goshn, président de Renault/Nissan : « ça remonte le moral, mais elles attirent trop l’attention par rapport aux voitures que l’on voudrait vendre ». C’est sûr, mais elles ne sont pas à vendre, elles.
La journaliste va ensuite interroger les principaux protagonistes. Mais l’intérêt des réponses des hôtesses est malheureusement inversement proportionnel à la qualité de leur plastique :
C’est juste un emploi. Je ne sais pas pourquoi, quelqu’un a décidé qu’il y aurait une voiture, qu’il y aurait une fille, qu’elle sera blonde, qu’elle sera brune. C’est comme pour la moto, la F1, on associe le véhicule à la femme.
Hum, bien. On ne sait pas bien pourquoi, nous non plus. Le témoignage suivant est à peine plus intéressant. Cette fois, c’est une Française qui, on le sent bien, se force à sourire pour la caméra :
Moi personnellement je suis pas gênée, parce que les gens sont respectueux et sympas, donc… J’ai pas eu de problème pour le moment, je pense qu’il n’y en aura pas. Surtout sur Ferrari. Donc je suis plutôt satisfaite.
Les adeptes de Ferrari seraient plus respectueux vis à vis des femmes ? Oui, ils ont probablement plus de tact. Après tout, ils draguent avec leur portefeuille, pas avec leurs mains baladeuses (quoique). Cela dit, elle ne répond pas vraiment à la question initiale.
Les réponses les plus pertinentes, à mon avis, viennent des hommes interrogés, les hôtes :
L’objet, c’est la voiture. On fait parti de l’espace pour l’animer, pour que ce soit un peu plus ludique et un peu plus convivial.
Je valide. Enfin une réponse qui explique leur rôle dans ce genre de salons. Mais le meilleur est pour la fin, avec cet autre hôte :
Sur les défilés, je me sens plus comme un cintre, mais ici je me sens pas trop comme un objet.
C’est énorme ! Je n’avais jamais vu les mannequins comme des cintres vivants, mais c’est très juste. En tout cas, ils sont beaucoup mieux payés que ceux de mon placard.
La vidéo donne l’impression que les hôtes ont plus de bagout et se sentent plus à l’aise dans leur rôle que les femmes. Mais il ne faudrait pas généraliser : le Salon de l’Automobile, ça reste avant tout un monde d’hommes. Les hôtes sont donc plus dans leur élément.
Enfin comme le fait fort justement remarquer le dernier intervenant, la question de l’objet s’applique finalement à toute la profession du mannequinat. Et ce n’est pas pour rien s’ils sont si bien payés : transformer un être humain en cintre vivant, ça coûte cher.
http://www.dailymotion.com/videoxc2w8p


Chère Oran Outang,
A la demande de tes cintres, je te mets en demeure de prévoir à partir de dorénavent, et peut être rétroactivement mais pô trop, des émoluements selon le barême suivant :
Chemise repassée 1 euro/mois
Chemise pas repassé 1,50 euro/mois (le cintre a sa dignité)
Pantalon (repassé ou pas) 1 euro/mois par jambe (c’est plus cher)
Veste ou blouson 1,50 euro/mois
Manteau 2 euros/mois
Autre 3 euros/mois (la dignité su cintre ne peut être entâchée sans contre partie)
A défaut ce sera la révolte des cintres ….
Afin de mettre en perspective les dangers que tu encourent, voici un illustration et l’intégrale du texte de Desproges dans les commentaires !
http://www.grifil.com/2006/02/je-hais-les-cintres.html
Tu es prévenu Ô cintricide !
La révolte gronde !
Je proteste, il est hors de question que je paye mes cintres pour faire un travail de planqué. En plus, ils ne sont pas fichus de s’habiller tous seuls. Des planqués et des fainéants.
(depuis qq temps, akismet place tous tes commentaires en indésirable. Tu t’es amusé à spammer par ci par là ?)