Mauvaise nouvelle du jour, Michael Crichton est mort hier d’un cancer, à 66 ans. De nombreux films ont été tiré des romans de Michael Crichton, notamment les trois Jurassic Park. Il était également l’auteur de la série Urgence.
Souvenir personnel :
J’ai fait un IUT information communication. La première année, j’étais dans l’option métiers du livre. Notre prof d’anglais nous a demandé de lire un livre dans la langue de Shakespeare et d’en faire un résumé. En tant que lecteur quasi exclusif de science-fiction, j’étais bien embêté… Ma librairie habituelle n’était pas très fournie en livre anglais, mais j’ai fini par tomber sur le seul livre anglais de SF disponible : Timeline, de Crichton. Un énorme pavé, plus de 500 pages si mes souvenirs sont bons. J’aurais pu me simplifier la vie en prenant un classique de 200 pages, mais tel que je me connais, je n’aurais jamais réussi à lire dans la langue un roman que je n’aurais jamais lu dans la mienne. Bref tout le monde a trouvé que j’étais fou de prendre un tel pavé, mais le plaisir était au rendez-vous. Moi qui n’avait jamais lu un seul livre en anglais, j’ai dévoré celui-ci avec un grande facilité[1].
Crichton a cet avantage qu’il rédige ses livres comme des scénarios de films. Pas trop de blabla, beaucoup d’actions. Les phrases sont simples, sans fioritures. J’ai toujours eu horreur des écrivains au style ampoulé. Pour moi, un bon livre repose sur l’histoire qu’il raconte, et pas sur la manière. Le fond, pas la forme. Pour qu’un livre soit réussi, on doit entrer dans l’histoire sans même se rendre compte qu’on est en train de lire. De fait, il ne vous étonnera pas que mes auteurs fétiches soient Isaac Asimov et Bernard Werber
Je viens de voir que Timeline a été adapté au cinéma en 2004 : Prisonniers du Temps. Il faut absolument que je le vois !
Notes
[1] mais en quelque sorte, j’ai triché : l’action se situe en France…



Assez d’accord sur « first, a good story »…
Cependant, il y a parfois des bonnes histoires qui sont tellement mal racontées, qu’elles en deviennent ininteressantes :
Pour capter le lecteur, il faut aussi que la forme soit un minimum au rendez-vous pour que l’histoire soit « reçue »…
Ceci dit, c’est juste pour le débat d’idée, car je suis très accointé avec les auteurs « cinématographiques » qui construisent un roman et une narration de manière visuelle (king ou rowling en font partie par exemple)…
Mais peut être sommes nous sensibles à ces éléments stylistiques en fonction de notre mode de communication préférentiel : visuel apparemment pour toi et moi… Certains seront peut être plus dans l’auditif et seront plus sensibles à la sonorité des mots et des phrase… Quant aux kinestésiques, peut être seront-ils allergiques à tout support dématérialisé…
Oh la, attention. Faire en sorte que la forme s’oublie en faveur du fond, c’est un art qui se travaille. En réalité, c’est un style à part entière, certainement même assez difficile à obtenir.
oui oui, je suis d’accord avec toi…
mais la forme au détriment du fond, ce n’était aps vraiment mon propos
C’était un grand homme! En tout cas j’ai adoré ses livres
C’est pas faux, il mesurait plus de 2 mètres