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Non-violence : quand Bernard Werber pique une idée d’Isaac Asimov

Isaac Asimov et Bernard Werber… Voici deux écrivains dont je dévore l’Å“uvre depuis des années, et toujours avec le même plaisir. Du premier, j’ai, entre autres, retenu une phrase que j’utilise assez souvent pour refroidir les ardeurs (exprimée par Salvor Hardin dans « Fondation ») :

La violence est le dernier refuge de l’incompétence

Sous-entendu, si vous êtes violent, c’est parce que vous êtes incapable de parvenir à vos fins par le verbe, la ruse, ou tout autre méthode faisant appel à votre cerveau plutôt qu’à vos muscles. C’est une citation qui fonctionne plutôt bien, je vous la recommande. Et elle est d’Isaac Asimov, pas de Ghandi (je viens de vérifier en me tapant toutes les citations du leader indien sur evene).

Là, je viens de terminer le dernier bouquin de Bernard Werber : « Le rire du Cyclope ». Toujours agréable à lire, je l’ai évidemment dévoré. Cependant un détail m’a chagriné. C’est une phrase assenée à plusieurs reprises par Isidore Katzenberg, un des héros de son roman :

La violence est le dernier argument des imbéciles.

Comme un air de déjà-vu non ? Ce n’est pas une coïncidence : Werber est un lecteur d’Asimov, il le dit lui-même dans sa biographie (« Asimov m’avait montré l’intelligence dans la SF »). Ce qui m’embête, ce n’est pas tant qu’il recycle une idée d’un autre, mais plutôt qu’il la reformule légèrement (pour brouiller les pistes ?) et qu’il n’explique à aucun moment dans la postface s’être inspiré d’Asimov.

Vous allez me dire que je cherche la petite bête. Et c’est vrai.  Mais Isaac Asimov est au sommet de mon panthéon personnel des écrivains, alors on ne lui touche pas un cheveu sans me faire grogner… le plus non-violemment possible.

Isaac Asimov, sur son trône de meilleur écrivain de tous les temps !

Un commentaire pour : « Non-violence : quand Bernard Werber pique une idée d’Isaac Asimov »

  • On va voir si cette citation fonctionne sur un syndicat de policier, mais dans une variante plus « littéraire »: « La violence n’est souvent que le paravent de l’inanité ». Source: http://www.maitre-eolas.fr/post/2010/10/30/Vous-avez-du-courrier

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  • Cette variante là n’est pas pour monsieur tout le monde.

    « quoi ? Inanité ? Tu m’as insulté là ? »

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  • Oui mais…

    (ça faisait longtemps !) :D

    Il faut certainement prendre en compte le contexte dans lequel une telle citation serait employée, car la violence peut-être tout aussi bien verbale.

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  • (Un revenant !)

    Hum, je pense que c’est valable pour tout type de violence, même verbale. Celle qui consisterait à répondre à un argument par une insulte est tout autant signe d’incompétence.

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  • Mes penchants humanistes (je ne penche que de quelques degrés… pas de quoi faire bouillir de l’eau !), me laisseraient à penser que vous avez raison… Que la violence est une insulte à l’intelligence, que la ruse fait mieux que le glaive et patati et patata… Et ben… c’est pô vrai ! Rien n’est plus destructeur que le marriage des deux.

    Il s’explique en ces termes :

    Prenons un individu « A » que nous appellerons Paolo pour notre démonstration et un individu intelligent et violent « B » que nous appelerons Rikko pour les besoins de la demonstration aussi.

    Paolo tente une attaque de taille avec son sabre, Rikko pare (du verbe parer… s’il s’en va maintenant, adieu la démonstration). Tandis que les deux armes sont innoffensives puisque leurs inerties sont inversement retenues par leur contact, Rikko envoi un ,coup de botte (taille 45 avec boucle en métal sur le dessus) droit dans les joyeuses de Paolo (a savoir « A » ou plutôt AAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHH ! en l’occurence)!

    Nous en déduisons que grâce à une intelligence supérieure, une connaissance des faiblesses anatomiques, et une moralité assez proche du QI d’un amibe, Rikko l’emporte grâce au marriage de la violence et de l’intelligence… CQFD !

    Donc soyez malin, c’est vrai, mais n’hésitez pô à casser les couilles si d’aventure on oppose à votre intelligence une lame de 4 pieds !

    Maintenant, si votre rejet de la violence vous a interdit le port d’une arme afin de parer le coup de Paolo, celui-ci vient de vous couper en deux celon un axe X,Y, dont les conséquence seront fâcheuses pour la suite de votre existence (qui devrait être maintenant assez courte).

    Votre non violence vous coute cher ! Mais vous décéderez en disant qu’Asimov avait raison !

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  • Oui, l’instinct de survie oblige parfois qu’on mette de côté certains principes… Quitte à le regretter toute sa vie, mais avec la satisfaction compensatoire d’en avoir toujours une.

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  • C’est le « compensatoire » qui fait la différence entre la bête et l’homme…

    Et bien plus que l’absence de poils sur les joues (ben ouais, l’homme de goût se rase !)

    Mais je m’étonne que tu passes sous silence la problématique du défoulement compensatoire. Car il est immanquablement jouissif d’écraser les gonades (de Paolo dans notre exemple), on en tire une satisfaction qui grimpe des métatarses jusqu’à l’occiput !

    Et si le tout puissant n’avait pas voulu que ça nous plaise, il n’aurrait pô inventé l’adrénaline, ni la chasse au canard !

    Ben ouais ! Forcément !

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