Y a-t-il d’autres espèces intelligentes, là haut, dans l’Espace ? C’est une des grandes questions de notre temps. Qui n’a jamais été intrigué par ces histoires d’OVNI ?
Le problème, c’est qu’il n’y a aucune réponse à cette question. Les seuls semblants de preuve, ce sont ces histoires d’OVNI justement. Parfois troublantes, mais souvent aussi crédibles que mon horoscope[1].
390 millions de civilisations extra-terrestres
Le programme SETI s’avérant incapable de nous retransmettre les émissions du Galactic News, les scientifiques tentent de répondre à la question grâce aux statistiques. En effet, pour que la vie intelligente telle que nous la connaissons[2] se développe, un certain nombre de critères doit être respecté. En 1979, Isaac Asimov publiait « Civilisations Extra-terrestres ». Après tout une série de calcul de probabilités, il arrivait à la conclusion que notre Galaxie abritait dans les 390 millions de civilisations, dont 130 millions plus développées que la nôtre. Je vous recommande fortement la lecture de cet ouvrage passionnant.
Mais tout le monde n’a pas son optimisme. Andrew Watson, professeur de sciences environnementales, estime que les probabilités d’existence d’une civilisation extra-terrestres sont très faibles, voire nulles. Son argumentation est la suivante.
50°C sur Terre dans 1 milliard d’années
Vous le savez probablement, pour qu’une planète soit habitable (pour la vie telle que nous la connaissons, encore une fois), elle doit se trouver à une certaine distance de son étoile, de manière à recueillir suffisamment d’énergie solaire, mais pas trop. Mais cette habitabilité n’est valable qu’à un moment donné de la vie de ce soleil. En effet, la puissance de celui-ci évolue avec le temps. Notre Soleil, par exemple, est aujourd’hui 25% plus lumineux qu’à ses débuts. De fait, dans un milliard d’années, la température à la surface de la Terre sera en moyenne de 50°C.
Nous savons qu’il existe des êtres vivants capables de survivre à de très hautes températures. Ce sont des organismes thermophiles (milieu ambiant à 60°C, voir photo ci-contre) ou hyperthermophiles (100°C). Sur une planète chaude, tout un écosystème pourrait très bien se développer à partir d’organismes de ce type. Mais la vie y apparaitrait-elle pour autant ? Car la question n’est pas de savoir si la vie peut s’adapter aux conditions extrêmes (ces organismes en sont la preuve) mais de savoir si un tel environnement serait propice à son apparition. Rien n’est moins sûr.
La trop lente évolution de la vie
Pour Andrew Watson, toute la question est là . L’évolution de la vie sur Terre a été très lente, et s’est faite par étapes successives.
- la vie unicellulaire, 500 millions d’années après la formation de la planète
- la vie multicellulaire, 1,5 milliard d’années plus tard
- la spécialisation des cellules, permettant des organismes complexes, a nécessité 1 milliard d’années supplémentaires
- enfin, l’apparition de l’Homme, encore 1 milliard d’années plus tard.
Faites le calcul, il a fallu 4 milliards d’années d’évolution pour donner naissance à l’intelligence humaine. C’est-à -dire relativement tard comparativement à la période d’habitabilité de la Terre. Le passage d’une étape à l’autre de l’évolution étant long et hasardeux, il est probable que la majorité des planètes habitables ne le soient plus avant que leur processus d’évolution parvienne à produire à une espèce intelligente.
Ce professeur évalue à 10% les chances de passer d’une étape à l’autre, soit au final 0,01 % de chance de voir apparaitre un Alieno Sapiens. En espérant qu’il ait le temps de développer une civilisation avancée avant que sa planète ne se réchauffe inexorablement.
Le constat est donc légèrement plus pessimiste que celui d’Asimov. Cela dit, n’oublions pas sur quoi se calcule cette probabilité. Nous partons d’une Galaxie peuplée de 300 milliards d’étoiles. Avec un tel chiffre, tout est possible. Entre l’optimisme d’Asimov et le pessimisme de l’élémentaire Watson, il se situe peut-être un juste milieu au sein duquel existe une planète nommée Oxo, dont l’un des habitants est un gastronome avide de soupe aux choux…
Source : Sommes-nous seuls dans l’Univers ?
Notes
[1] aujourd’hui, bonheur et santé. Grâce à Jupiter qui se trouve en opposition avec Mars, et Mercure qui discute « complexes d’infériorité » avec le Soleil. Ce dernier vient d’ailleurs de laisser échapper un puissant jet d’hydrogène qui devrait influer sur la digestion de mon repas de ce soir.
[2] précision importante, car nous sommes notre seule base de départ. Qui nous prouve que Jupiter ne regorge pas d’entités spirituelles ?


